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Annonces - 2001

Journée mondiale de la traduction
30 septembre 2001

Cette année, la JMT a pour thème Traduction et déontologie - Les engagements déontologiques des traducteurs professionnels.

Afin de favoriser le débat sur cet enjeu crucial pour notre profession et de fournir des éléments qui pourraient mener à des idées de célébration de la Journée de la traduction cette année, la FIT (Fédération internationale des traducteurs) livre les observations suivantes à tous les traducteurs et à leurs organismes professionnels

Le concept de déontologie (et de comportement conforme à l'éthique) fait de plus en plus l'objet de discussions pour diverses raisons. L'éthique professionnelle fait débat surtout parce que la complexité et les modalités des pratiques de communication modernes font ressortir plus clairement les pièges qui guettent les insouciants et parce que le risque de discréditer la profession par un comportement contraire à l'éthique s'est accentué

Le comportement conforme à l'éthique suppose le respect du code de déontologie de la profession. Notre profession ne possède pas de code de déontologie transnational, mais elle adhère en général aux principes suivants qui visent à protéger les clients autant que les traducteurs : confidentialité, impartialité, ponctualité, exactitude, respect du client, équité et refus d'exécuter une tâche pour laquelle on ne se sent pas qualifié; enfin, les traducteurs professionnels doivent s'engager à parfaire sans cesse leurs connaissances et leurs compétences.

Le comportement conforme à l'éthique suppose également une juste concurrence entre collègues, qui doivent se porter assistance au besoin et unir leurs efforts afin de promouvoir la profession et de défendre ses praticiens professionnels.

Malgré que ces critères soient diversement interprétés selon les régions du monde, notamment en raison des restrictions juridiques et des impératifs culturels locaux, ils représentent les valeurs fondamentales que la profession et ses membres se doivent de respecter pour que leur soit reconnu le statut professionnel qu'ils méritent.

Dans un monde d'interaction locale en tête à tête, ces critères entraînent l'adoption de certains comportements; dans un monde de communication globale, ils suscitent des enjeux beaucoup plus subtils et plus difficiles à gérer. Par exemple, le droit inaliénable du client à la confidentialité s'étend non seulement au contenu du texte à traduire, mais également à l'acte de traduction. En effet, si des tiers sont au courant qu'un texte est en cours de traduction, cette information pourrait compromettre l'objectif même du travail. La question de la déontologie se pose aussi avec acuité à l'égard des mémoires de traduction. Si un collègue a fait une traduction qui est ensuite extraite d'une mémoire de traduction, le deuxième traducteur peut-il utiliser ce travail comme s'il s'agissait du sien? En quoi ceci porte-t-il atteinte aux droits de propriété et aux droits d'auteur?

Voilà deux des nombreuses situations qu'il faudrait aborder durant les activités de la Journée de la traduction 2001, afin d'insister et de méditer sur le devoir qu'ont les traducteurs de s'engager à adopter un comportement conforme à l'éthique.

 

 
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