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Annonces - 2005

Journée mondiale de la traduction, le 30 septembre 2005
Traduction et droits humains

17 juin 2005

Droit de s’exprimer dans sa langue. Droit d’être servi dans sa langue. Droit à l’information. Droit à la culture. Droit à la connaissance. Droit à un procès équitable. Droit à l’assistance. Ces droits, que l’on appelle désormais droits humains, sont autant de droits qui ne pourraient être respectés sans la présence du traducteur.

Le traducteur est là dès lors qu’il y a interrelation entre deux langues et deux cultures. Il suffit ensuite de faire l’inventaire de tous les actes dont nous sommes témoins quotidiennement pour prendre toute la mesure de la place de la traduction dans notre vie. Plus qu’un simple vecteur de transmission de l’information et de la culture, le traducteur est présent partout où l’activité humaine et les droits humains sont en cause. C’est ainsi qu’il accompagne les accusés dans un procès, les blessés dans une catastrophe, les personnes déplacées dans les conflits, les troupes d’intervention ou de maintien de la paix. Sur le plan économique, il est celui par lequel passent les accords économiques, commerciaux et politiques, celui sans lequel les échanges ne pourraient être, sans lequel les produits ne pourraient se vendre. À ce titre, il apporte une valeur ajoutée souvent méconnue, voire ignorée.

Car en fait, quels sont les droits que l’on accorde au traducteur ? Du simple délai raisonnable pour la réalisation d’un travail professionnel, au droit d’auteur et au droit à un traitement égal à celui de la personne qu’il traduit, ses droits restent bafoués à des degrés divers dans tous les pays du monde. Cela va de la non-reconnaissance d’une formation professionnelle dans les pays les mieux nantis à la poursuite judiciaire pour la traduction d’un auteur contesté dans d’autres pays, jusqu’à l’absence de protection adéquate dans une zone de guerre. Indispensable, il est pris pour acquis dès qu’il se présente… quand il n’est pas pris à partie !

Pour sensibiliser le public, la Fédération Internationale des Traducteurs a choisi cette année les Droits du traducteur comme thème de son congrès mondial et de la Journée mondiale de la traduction 2005. Elle espère ainsi que les utilisateurs de traduction et d’interprétation – c’est-à-dire tous, partout – prendront conscience du caractère indispensable de la traduction et des traducteurs et interprètes dans le monde, non seulement pour la culture, mais aussi et surtout pour l’économie, le commerce, la politique, l’information, les droits humains.

La Fédération Internationale des Traducteurs est une fédération mondiale d’associations professionnelles réunissant des traducteurs, des interprètes et des terminologues. Elle compte 115 membres répartis sur une cinquantaine de pays et représente ainsi plus de 60 000 professionnels.

 

 

 

 

 
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